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Fanny LAMBERT

biographie


Vit à : Paris

Diplômée d’un cycle de muséologie à l’Ecole du Louvre, Fanny Lambert est auteur, critique d’art (AICA), journaliste, commissaire d’expositions indépendante (CEA) et enseignante. Spécialisée en art contemporain et photographie, elle s’intéresse particulièrement au corps dans l’image et s’oriente rapidement vers l’Art Corporel des années 1970 où ses inclinaisons pour les spécificités de monstration des productions dites éphémères ou performatives croisent les recherches qu’elle a conduites autour du travail de Michel Journiac (2010).

Depuis 2016, elle est en charge de développer un pôle « Art contemporain » à la galerie Gradiva à Paris où elle a présenté entre autres, le travail de Mathieu Bonardet, Gladys Brégeon, Agnès Geoffray, ou encore Stéphanie Solinas. En 2019-2020,  c’était au tour de l’exposition collective qui, empruntant son titre au recueil de Jacques Roubaud Quelque chose noir, réunissait plus d’une trentaine d’artistes issus de l’art actuel et contemporain. En 2021, l’exposition « Des Formes et l’Histoire » proposait une réflexion autour des représentations de « l’événement » qu’il fut passé, présent ou futur. Les oeuvres de Nicolas Daubanes, Antoine d’Agata,, Raphaël Denis et Julien Prévieux constituaient un panel permettant de progresser au travers de cette question.

Outre la rédaction de textes en direction des artistes, des institutions (Les Rencontres d’Arles notamment), de la presse spécialisée pour laquelle elle a réalisé entretiens et compte-rendus d’expositions (L’Oeil de la Photographie, Beaux Arts Magazine, de l’air, Hors d’oeuvres etc. …), ou encore de catalogues, elle co-fonde en 2016 un projet expérimental en ligne intitulé « Amorces » (a-m-o-r-c-e-s.fr) et fait partie à sa création du comité de rédaction de la revue Possible. Particulièrement attentive à la création émergente (« Première » 2017, CAC Meymac / Prix « Taupin et Kespar »), régulièrement jury pour des diplômes ou attribution de prix), elle s’attache à conduire une mise en regard de l’art contemporain et de l’image dans les pratiques actuelles. Depuis 2016, elle enseigne l’Histoire de l’art des années 1960 à nos jours à l’Université Paris VIII-Saint Denis où elle tente d’expérimenter un réinvestissement de l’approche critique de l’image mêlé au discours théorique. Portée par une réflexion sur les possibles du voir, c’est dans cette perspective qu’elle entend mener des recherches autour des notions de visibilité et d’invisibilité, et de perception à l’œuvre. Son attrait pour la création sonore mais aussi pour l’insertion du texte dans des pratiques nommées « plastiques » s’ajoutent aux réflexions brassées autour de l’image et ses mondes, qui traversent, tels des motifs, une proposition puis une autre.

APPROCHE CURATORIALE
Les pratiques curatoriales et critiques ont connu dernièrement des basculements et un regain indéniables. La nécessité de soutenir le travail des artistes via un développement de monstration, d’une mise en spatialité ainsi que d’un appareil critique distancié permettant de les appréhender, n’a cessé de grandir et d’alimenter ma réflexion quant aux possibilités de visibilité de l’œuvre. Animée, conduite par cette velléité, j’ai eu l’opportunité d’expérimenter l’un et l’autre champs en en faisant la pierre angulaire de mon travail comme de ma réflexion.
Mon positionnement aujourd’hui serait davantage celui de « l’auteur-critique-propositeur » en ceci que chaque projet d’exposition envisagé reste et demeure pour moi une proposition subjective affirmée dans le cadre d’une expérience que je conduis aux côtés des artistes et qui s’apparente parfois chez moi à une constitution en entité ou en transmetteur de visions. Proposant des accrochages contrastés et éclatés, une réflexion parmi d’autres se distingue, celle que je menée autour des spécificités de monstration de ce qui est par essence, éphémère, peu ou non visible. Plusieurs projets qui sont les miens vont dans ce sens : sujet de Master 2 en Recherche en Muséologie ainsi que le récent projet « Amorces ». Cette curiosité appuyée pour la création en train de se faire, à savoir pour les prémices de cette scène émergente, doit se saisir en regard de la nécessité d’élaborer de la pensée à plusieurs. Qu’elle soit philosophique, esthétique, sémiologique et même scientifique, il semble qu’elle soit cruciale pour faire grandir, d’une part, la prolifération de l’esprit critique qui ne peut exister de façon isolée et, d’autre part, l’art, qui (tout comme l’enseignement) reste toujours cette expérience en cours de devenir que nous construisons intellectuellement, visuellement et fanstasmagoriquement à mesure que nous la vivons.

Expositions


2021

Amorces #3

2020-2021

Des Formes et l’Histoire, exposition collective, (Antoine d’Agata, Nicolas Daubanes, Raphaël Denis, Julien Prévieux), galerie Gradiva

2020

Eric Rondepierre – Nuit/Int. Nuit, Alta Volta

2019

Quelque chose noir, exposition collective, (Bellmer H., Blanchard B., Bonardet M., Brégeon G., Broyer Anne-Lise, Charbonnel C., Chichin C., Chochoy A., Da Cunha A., Daubanes N., Denis R., Deux F., Duvocelle J-Adolphe, Feuillas S.,Finel A-Charlotte, Geoffray A., Hugo V., Lathuillère M., Liebaert P., Llense J., Lopez C., Manon C., Pallet A., Rigaux B., Rouard H., Souilhol D., Sommer M., Touratier M., Solinas S., Vignot E., Yllanes M-Alejandro), galerie Gradiva

David Leleu – Dans la chair, Cinéma Le Beverley

2018

Stéphanie Solinas – Haunted, Lost and wanted, co-curation Valérie Fougeirol, galerie Gradiva

Prolepsis (Charles Lopez, Aurore Pallet, et Bertrand Rigaux), Plateforme (Paris)

2017

Texte/Image, duo – Agnès Geoffray et Gladys Brégeon, galerie Gradiva.

2017

Amorces #2, sortie prévue en décembre, http://a-m-o-r-c-e-s.fr (entre la revue et l’exposition en ligne, co-fondatrice)

2016

Benoit Blanchard – Au Milieu des choses / In Medias Res (solo show), galerie Gradiva, Paris
http://galeriegradiva.com/milieu-des-choses-benoit-blanchard/

2016

Mathieu Bonardet – Replis (solo show), galerie Gradiva, Paris
http://galeriegradiva.com/replis-mathieu-bonardet/

2016

Amorces #1, lors de la soirée de lancement, commissariat des pièces présentées dans l’espace de la galerie Marine Veilleux (Paris), http://a-m-o-r-c-e-s.fr (entre la revue et l’exposition en ligne, co-fondatrice)

2015

Fissions, (exposition collective), galerie Louise, (Charlotte Charbonnel, Nils Guadagnin, Bertrand Rigaux, Ellen Schroven et Rémi Voche)
https://www.facebook.com/Galerie-Louise-359739330807275/

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